lundi 26 novembre 2012

NHK'KOYXEN - Dance Classics Vol.2

Avant toute chose, il faut absolument préciser que le label qui sort les "dance classics" de NHK'Koyxen, PAN, soigne remarquablement ses publications. Les disques sont conçus dans des pochettes à fourreaux transparents qui permettent d'accoler des formes géométriques sur le visuel d'origine. Ils avaient bricolé une très belle enveloppe pour le split NHK/SND plus tôt dans l'années, uniquement composé de petites formes violettes habillant le vinyle blanc. Concepts graphiques permettant d'assurer la continuité même de cette série lancée par Kouhei Matsunaga nous intéressant aujourd'hui.
Dans la parfaite continuité du premier volume, très réussi, Matsunaga s'éloigne du hip hop bruyant de ses autres projets, de sa marque de fabrique. Sa série pour PAN porte bien son nom. Elle est accessible mais pas niaise, comme autant de variation sur un thème choisi. Le nippon revendique l'amour de la techno et le prouve sur ce deuxième LP. Pourtant le tout porte indéniablement sa patte, et tend à se rapprocher de ses productions plus underground comme nous le soupçonnions déjà lors de son dernier long avec Sensational. Néanmoins la "dance" est ici plus une idée qu'un fait. Nous n'irons pas en club écouter ce disque. Nous irons dans une cave. Sale. Où bougent sans respect du rythme des corps abîmés, les tendons secs. Les beats s'imposent dans un 4/4 vicieux, les handclaps ont l'air de venir d'un cartoon adulte, les échos de nappes type eurodance 90 sont en lambeaux, présentés comme de vagues souvenirs auditifs. Sur ses plus longs morceaux, la transe pour robots devient totalement psychédélique, où la rythmique obsédante se démène au milieu des cliquetis et des motifs fous. L'impression poisseuse de déambuler dans un labyrinthe sous terrain, dénué de lumière, où la matière devient méconnaissbale, sans repères. Folie audio du futur, on se dit que Matsunaga pourrait faire la bande son d'un SF 80's, esprit Metal Hurlant - la brillante idée ayant été réalisée en vidéo (non officielle) avec Chronopolis en illustration avec un morceau du premier volume.



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